Marie-Claude Du Cap, 31 ans, et Karine Belzile, 26 ans, font partie des 6 gagnantes du parcours « À go, on change le monde ! ». Elles ont été choisies parmi 60 autres jeunes entrepreneurs sociaux et on pu présenter leur projet devant l’Assemblée citoyenne de samedi. C’est avec enthousiasme que les deux lauréates nous racontent leur(s) parcours.
Marie-Claude, Karine, bonjour et félicitations !
Pourquoi l’école d’été de l’INM cette année ?
Marie-Claude : La ville où je travaille en tant qu’animatrice socio-culturelle a accueilli l’école d’hiver de l’INM. Je voulais voir ce que ca donnait sous le soleil !
Karine : Je suis venue par curiosité. Je ne m’attendais vraiment pas à ce qui allait se passer. Figure-toi qu’il y a une semaine, j’étais prête à abandonner mon projet !
Parlez nous de votre projet
Marie-Claude : Pour faire face au décrochage scolaire, je souhaite créer des jardins collectifs au sein du Cégep dans lequel je travaille.
L’idée, c’est d’impliquer les élèves dans ces jardins pour renforcer leur sentiment d’appartenance. Leur travail permettra d’améliorer le cadre de vie de tous, et les récoltes seront remises aux étudiants défavorisés. Finalement, tout le monde est gagnant !
Karine : Il s’agit du développement d’un jeu de société que j’ai créé il y a 10 ans pour mon frère atteint de handicap oral. Chacun doit pouvoir exprimer son potentiel. Je veux donner aux enfants qui ont un peu plus de difficultés les moyens pour y arriver.
Que vous a apporté cette expérience ?
Marie-Claude : À rendre mon projet concret. D’une vague idée, j’ai appris cette semaine à définir des problématiques et à trouver des pistes de solutions. Je pense déjà aux prochaines étapes !
Karine : À voir plus loin et plus grand. Réaliser aussi que pour que ca marche, il faut être plusieurs et organisés. Enfin que l’entreprenariat et le social, ce n’est pas aussi contradictoire qu’on peut penser !
Votre projet a été sélectionné. Mais à quoi ça sert d’avoir gagné ?
Marie-Claude : J’ai pu présenter mon projet à tous les participants et certains qui habitent dans ma région sont déjà venus me voir pour y prendre part. Maintenant, je n’ai plus d’autre choix que de foncer. Et c’est super excitant !
Karine : J’ai maintenant l’intime conviction que mon projet plait et qu’il peut marcher. Je vais me lancer, créer mon entreprise pour développer tout un univers autour du jeu. D’ailleurs, je recherche un associé…
Marie-Claude : Et moi un jardinier !