Trois jeunes, trois visions de l’avenir. Voilà ce qui était proposé mercredi après-midi sur la scène des Jardins éphémères. Tous préoccupés par les problèmes environnementaux, ils ont chacun fait part de solutions envisageables pour le futur.
Anne-Marie Boulay a partagé sa vision d’avenir sur l’environnement
Photo : Benoît Facchi
Parmi elles, l’approche préconisée par Anne-Marie Boulay semble tout à fait intéressante. Elle est persuadée que la solution aux problèmes écologiques réside dans l’analyse des cycles de vie. Cette approche novatrice considère l’ensemble des impacts environnementaux d’un produit, de l’extraction des matières premières à sa fin de vie. Pour ce faire, on doit calculer tous les intrants et les sortants pour chaque étape du cycle de vie d’un produit. Cela permet alors de comparer différents produits remplissant une même fonction et de faire les meilleurs choix. Madame Boulay déplore entre autres que les consommateurs se soucient peu de la fabrication et du transport des produits qu’ils achètent.
Évidemment, le simple citoyen ne dispose pas d’assez d’informations pour analyser le cycle de vie des produits qu’il consomme. Par contre, madame Boulay se dit confiante pour ce qui est de l’étiquetage environnemental. Selon elle, on pourra bientôt lire sur l’emballage des produits, des informations telles que les produits chimiques, les quantités d’énergie et d’eau nécessaires à leur fabrication. De toute évidence, le coût élevé des analyses freine l’action des écologistes qui aimeraient une réglementation le plus rapidement possible. Restera enfin aux consommateurs de faire les meilleurs choix.
Précision
Hier, nous avons écrit dans l’article « La face cachée du neuf » que de l’information sur le cycle de vie des produits de consommation serait bientôt disponible sur les étiquettes. Or, la conférencière Anne-Marie Boulay tient à préciser que ce type d’étiquetage ne verra pas le jour avant plusieurs années. « En Europe, il y en aura peut-être d’ici 15 à 20 ans. Pour le Québec, ce sera beaucoup plus long. » En attendant, Anne-Marie Boulay suggère d’effectuer des achats responsables en favorisant les appareils qui consomment peu d’énergie ou bien d’autres qui nécessitent peu d’entretien.