Apprendre à se connaître, discuter, et prendre des décisions en groupe. C’est quelques défis qu’ont relevé les participants du parcours « Dialogue : Les Québécois, les Premières Nations et les Inuits ».
Une soixantaine de personnes ont échangé autour d’enjeux communs partagés par les Québécois, les Premières Nations et les Inuits. Le rapport de force était égalitaire, car autant d’autochtones de presque toutes les nations et de non-autochtones étaient présents. « Ensemble, nous avons dressé un survol de nos ressemblances et non de nos différences dans le but de mieux s’entraider », explique une participante, Jolyane Molaison. Le processus de réflexion a été un enjeu en soi avant même le résultat et l’acceptation de propositions.
Steve Papatie, un algonquin engagé, a recruté des jeunes autochtones pour participer à cet échange. Pour lui, il faut que sa nation découvre comment elle peut prendre sa place. « C’est certain qu’on peut dénoncer, mais il faut aussi trouver des solutions. »
Les participants avaient comme défi d’arriver à un consensus. Les propositions émises par les jeunes concernent, entre autres, la protection de l’environnement, la prévention du suicide grâce à l’éducation et la valorisation de la famille. Les propositions choisies par les jeunes ont surpris Alexandre Germain, responsable de l’INM au volet et à la programmation concernant les Premières Nations et les Inuits. « Ce n’est pas celles que j’aurais choisi, car je réfléchis plutôt sur la question du territoire et des ressources naturelles. Mais j’ai appris beaucoup, car les enjeux ont été choisis par un processus démocratique. »
Jolyane Molaison déplore le temps limité qu’on eut les participants pour échanger. « J’aurais aimé que nos discussions soient plus poussées et concrètes. » Toutefois, elle reconnaît que chaque participant repart avec le fruit de sa réflexion et qu’il devra transmettre ses connaissances à d’autres pour favoriser l’ouverture et la rencontre.
Créer un espace de discussion ensemble
« Tout le monde était à l’écoute les uns des autres. Des fois, les autochtones peuvent être froissé par des bonnes intensions mal placées de la part des non-autochtones. », Alexandre Germain, responsable de l’INM au volet et à la programmation autochtone.