Aider les jeunes à être des citoyens responsables, actifs et critiques nécessite un dialogue direct entre les institutions gouvernementales et les organismes de jeunesse.
Alfred Pilon de LOJIQ présente les panellistes : Catherine Ferembach, Pierre Mairesse, Marc Tarabella, Priscila Vera Hernandez
Photo : Thierry Ha
« Comment peut-on parler de l’avenir des jeunes sans voir leur situation actuelle ? » a demandé Marc Tarabella, ministre de la Formation de la Région wallonne et ministre de l’Enseignement de Promotion sociale de la Jeunesse à la Communauté française de Belgique lors de la table ronde Politiques jeunesse : dynamiques et enjeux. Catherine Ferembach, secrétaire adjointe au Secrétariat à la jeunesse Québec, et Pierre Mairesse, directeur Jeunesse, Sport et Citoyenneté à la Commission européenne participaient aussi à la conférence de ce mercredi.
Le ministre Tarabella a souligné qu’il appréciait l’expérience du Secrétariat à la jeunesse, lequel œuvre avec une équipe de 25 personnes sous la responsabilité du premier ministre.
Pour lui, « […] il est important de mettre en place un comité interministériel à Bruxelles (pour les jeunes) qui sera efficace. L’expérience québécoise m`intéresse beaucoup pour la communauté francophone wallonne ».
Madame Ferembach, quant à elle, a insisté sur l’importance de la consultation des jeunes dans la création des stratégies. « La stratégie d’action de la jeunesse est le résultat d’une vaste consultation. Notre appel de mémoires en a généré quatre cents alors que nous n’en attendions qu’une trentaine. » Elle a appelé à développer la cohérence entre le secrétariat des jeunes et les différents ministères.
Pour sa part, Pierre Mairesse a sollicité le soutien des animateurs sociaux qui travaillent dans les organismes de jeunesse ainsi que l’acceptation d’un dialogue dans lequel les jeunes seront les vrais joueurs. Il a de plus souligné que 20% des enfants et des jeunes européens vivent en situation de pauvreté, ce qui implique, à l’Union européenne, plus d’efforts afin de renforcer la présence active des jeunes. « La politique de jeunesse doit être en service de développement. »