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    • Myrianne Lemay

      Détentrice d’une technique en éducation en service de garde, Myrianne a travaillé quelques années en C.P.E. avant d’effectuer un retour aux études. Ayant en main un certificat en sciences sociales, elle a eu la piqûre pour l’écriture journalistique. C’est dans cette optique qu’elle fait un baccalauréat en animation et recherche culturelle à l’UQAM. 
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      Le dimanche 24 août 2008
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    • Kwé-kwé ! Quel territoire pour les peuples autochtones ?

    Le jeudi 14 août 2008, par Myrianne Lemay

    Territoire et identité ne font qu’un. Ce sujet est très délicat pour les autochtones. Selon Pierrot Ross-Tremblay, doctorant à l’Université d’Essex et membre de la nation innue Essipit, plusieurs erreurs ont été commises envers les différents peuples autochtones. On n’a qu’à penser aux réserves ou aux pensionnats amérindiens. Ces deux états de fait ont touché la vie des gens de façon permanente. Leur dignité et leur identité ont été bafouées, car ils ont dû renoncer à une grande partie de leur territoire et renier leur passé et leur culture.

    Denis Delâge, professeur retraité et associé au département de sociologie de l’Université Laval, compare d’ailleurs les sévices subis par les autochtones à l’esclavage. Il s’agit d’un ethnocide, car la culture amérindienne est minoritaire face à la culture dominante, que celle-ci ait été française ou anglaise. Les autochtones sont définis par le lien de sang et non par celui de territoire. C’est pourquoi le gouvernement a instauré, en 1850, un recensement uniquement pour les "sauvages". Le lien de sang étant ainsi établi.

    Marie Mark, elle aussi innue, a vécu la sédentarisation de son peuple au début des années 1970. Habituée de vivre sous la tente, elle s’est retrouvée dans une maison. Personne ne savait trop que faire des meubles dans sa famille. Elle a aussi connu la ville en vivant à Québec et à Montréal. Malgré ce fait, elle se dit attachée à sa communauté.

    Pour le jeune député Alexis Wawanoloath, le parcours est différent. Il est originaire de Val-D’or et y a toujours vécu. D’ailleurs, sur les 75 000 autochtones du Québec, 40% vivent en milieu urbain. Depuis son entrée au parlement, il a pu observer un changement positif de la part du gouvernement québécois face aux Premières nations. Pour bien réussir l’interrelation entre dominants et dominés, il faut de l’humilité et de l’écoute. Idéalement, il serait avantageux de mettre un frein à l’exclusion et au racisme.

    Pour en connaître plus sur le peuple amérindien : La forêt vive : récits fondateurs du peuple innu de Rémi Savard, publié aux Éditions Boréal.

    Le pays renversé de Denis Delâge aux Éditions Boréal

    Patshiantsiuapa mak Mistikussiupapa / Le passage des tentes aux maisons, Arthur Lamothe, 1976, documentaire.


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