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    • Fulvia Rastelli

      Née en septembre 1983, j’ai grandi dans le sud de la France. Je suis passionnée d*écriture, de cinéma, d*informatique, de science politique, et j’aime participer à des actions de solidarité. Aujourd*hui, je suis étudiante à l*École Supérieure de Commerce d*Amiens en France et je prépare également une licence en science politique. Plus tard, j*aspire à devenir journaliste, reporter pigiste internationale. En 2009, je pars réaliser mon premier reportage dans le cadre d*un volontariat international à Madagascar.
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    • L’humour, comment c’est drôle ?

    Le mercredi 13 août 2008, par Fulvia Rastelli

    « L’humour, quossa donne ? » inspiré du titre du monologue du spectacle d’ Yvon Deschamps. Les intervenants présents ainsi que Pascal Blanchet se sont plus à saluer par un clin d’œil cet auteur humoriste dont la réputation n’est plus à faire au Québec pour introduire une table ronde. Venez rire avec eux le temps d’un article pour ceux qui n’y ont pas assisté...

    Chaque conférencier a commencé à se présenter par un tour de table, ou plutôt par une « ligne de table » dit Pascal BLANCHET.

    Louise RICHER a brièvement présenté l’École nationale de l’humour, qui fête ses 20 ans cette année, en précisant qu’un humoriste « est un chroniqueur de son temps », qu’on y enseigne au-delà des cours de pratique, aussi de la science politique, de la linguistique appliquée… En effet, le but est d’apprendre les bases (le timing, la respiration,…) pour mieux les oublier afin de trouver sa place et son identité d’humoriste.

    Christophe VANESSE est membre du groupe d’humour des Zappartistes, créé par des jeunes en 2001 sur des questions du monde politique. Pour lui, l’humour est un véhicule idéal pour faire passer des messages.

    Isabelle MENARD, elle, sort de l’École nationale d’humour et s’inspire à la fois « de tout et de rien » dans ses spectacles.

    Stéphane FALLU, lui comporte un humour burlesque, absurde et très léger. Il aime « voir le regard des gens et donner des sourires ».

    Pierre-Michel TREMBLAY est auteur de théâtre (écriture de spectacle, de mise en scène, ou enseigne parfois a l’École nationale d’humour).

    Ensuite, chaque intervenant a répondu dans la première partie du débat à tour de rôle aux questions posées par Pascal BLANCHET.

    Leurs sources d’inspiration...

    À la question introductrice sur leur source d’inspiration, C. VANESSE a principalement mentionné les différents supports médiatiques.

    I. MENARD, s’est davantage penché sur le quotidien ou un « gros événement politique ». Pour elle, on n’a pas le choix de s’inspirer de se qui nous touche, nous ressemble, de la vie qui nous entoure. En revanche, il faut aller au-delà du quotidien, c’est-a-dire s’intéresser aussi a la musique, au sport, à la peinture,...

    S. FALLU, lui, vit des échecs répétés, il se dit être un « enfant qui essaie de vieillir ». Les comportements de la vie courante, la violence le touchent beaucoup.

    La question suivante était de savoir s’ils se considéraient comme des acteurs de changement social.

    Acteurs de changement social ?

    « Certainement que non » dit C. VANESSE, mais si la question devait se poser également aux musiciens ou aux plombiers, dans ce cas, tout le monde l’est aussi. Une réponse à laquelle P-M TREMBLAY a ajouté que l’humour est un état d’esprit et que donc tout le monde peut l’appliquer. La première partie s’est bouclée par l’interrogation sur les tendances à venir sur l’humour.

    Quels sont les tendances à venir en humour ?

    « C’est une question maudite » dit P-M TREMBLAY car l’humour est le reflet de la société, mais nous vivons dans une société éclatée, donc c’est d’autant plus difficile à déterminer.

    En seconde partie, les humoristes ont questionné le public, à savoir : est-ce que vous êtes envieux du fait que dans la profession d’humoriste, la reconnaissance s’effectue par des applaudissements ? Une jeune femme a répondu négativement parce que chaque corps professionnel possède sa propre gratification. Par exemple, un cuisinier qui entend son client se lécher les babines par un "hum… !" sera sa reconnaissance propre. Et pour conclure le débat, une autre participante a souligné que l’humour n’est pas un métier dévalorisant, mais nécessaire. Tout comme les clowns qui passent divertir les enfants malades à l’hôpital, l’impact sur leur guérison est de l’ordre de l’exceptionnel.


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