Faire la fête, c’est faire l’histoire. Surprenant ? C’est ce que propose Bernard Arcand, professeur retraité au département d’anthropologie de l’Université Laval, avec une réflexion sur les célébrations liées au 400e anniversaire de la ville de Québec.
La fête est l’occasion pour une société d’offrir un condensé d’elle-même. « C’est plus facile pour nous d’observer les gens quand ils se mettent en scène », explique l’anthropologue. Les festivités permettent aux citoyens de sortir de la routine et de l’ordinaire. C’est le moment de faire le contraire de ce qu’on fait habituellement, comme au Carnaval de Rio durant lequel les gens se travestissent pendant plusieurs jours.
Les célébrations nous permettent aussi de revisiter notre passé. Chacun peut choisir son histoire en considérant ou non certains faits. Bernard Arcand croit que l’histoire est une sélection de faits qui reflète ce qui nous semble le plus pertinent. « Si on faisait une histoire parfaite, elle dirait tout mais ne servirait à rien. L’histoire officielle est d’un ennui mortel », ajoute M. Arcand.
Bernard Arcand
Photo : Zoé Pouliot-Masse
Saviez-vous que…
1608 marque la fondation d’un poste de commerce, qu’on appelle aussi entrepôt de fourrures.
- Québec a été longtemps une ville de débauche et de perdition. Plusieurs coureurs des bois et marins y venaient pour avoir du plaisir après de longs voyages.
- À l’époque, il y avait beaucoup d’hommes à Québec. Les filles du Roy sont arrivées en 1660.
- Avec l’arrivée des Britanniques, la population commence à lire, et les premières librairies s’ouvrent.
Pour en savoir plus…
Écouter l’émission De remarquables oubliés diffusée à la radio de Radio-Canada. Serge Bouchard raconte la vie de personnalités méconnues qui ont marqué notre histoire. Pendant les Jeux olympiques, du lundi au vendredi à 19 heures, des émissions spéciales reprennent le même concept, mais cette fois-ci avec des athlètes.