Gilles Duceppe, chef du Bloc québécois
Photo : Pascale Nycz
Les jeunes votent toujours en moins grand nombre que les autres groupes d’âge. Cela inquiète Gilles Duceppe. « Les jeunes doivent contester, brasser la société et jouer pleinement leur rôle ».
« Les jeunes ne doivent pas tenir pour acquis que la défense du français n’est plus nécessaire ou que l’égalité homme-femme est atteinte. Ils doivent faire avancer ces causes », affirme Gilles Duceppe. Selon lui, la mondialisation a fait tomber les barrières de communication et les jeunes se doivent d’exercer leur droit de parole. « Si les jeunes ne prennent pas leur place croyant que tout a déjà été fait, on se retrouvera avec une société asphyxiée. »
Gilles Duceppe a lui-même mené de nombreux combats dans sa jeunesse. « Les combats actuels sont différents de ceux que j’ai menés, mais tout aussi importants. L’environnement et les questions internationales, ce sont les enjeux pour lesquels nous avons besoin des jeunes. » C’est pourquoi il encourage des événements comme l’École d’été. « L’INM fait un travail remarquable en encourageant les débats publics. ».
Une solution pour l’accès à l’éducation ?
Ayant été leader du mouvement étudiant dans sa jeunesse, Gilles Duceppe connaît bien les combats étudiants. C’est lui qui a négocié les premiers prêts et bourses dans les années 60 avec le gouvernement québécois. Bien que son rôle politique ne l’amène pas à défendre le dossier de l’éducation, il a son opinion bien personnelle sur le sujet des frais de scolarité. « Je crois qu’il faut donner le libre choix aux jeunes. Ils pourraient soit payer le prix réel de leurs études et ensuite pratiquer où ils veulent. Ou encore, payer moins de frais, mais avoir l’obligation de travailler pour l’État pendant quelques années. Ils recevraient alors le salaire québécois moyen ou iraient dans une région qui a besoin de professionnels. Cela leur permettrait de redonner à la société ce qu’ils ont reçu. »
Photo : Pascale Nycz