Les jeunes représentent 18% de la population mondiale et l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) souhaite les écouter. Mais comment les jeunes peuvent-ils s’y faire entendre ?
Dessin : Jacques Goldstyn
Depuis sa création, l’UNESCO offre une multitude d’activités aux personnes dans la fleur de l’âge. Déclarations, forums et réunions sont organisés régulièrement pour donner la parole aux plus jeunes, ont expliqué deux représentantes de l’UNESCO, Maria Helena Henriques Mueller et Elise Auvachez, lors d’un atelier de l’École d’été.
Selon Mme Helena Henriques, l’objectif de ces rencontres est de « démystifier la politique publique ». Toutefois certains participants de l’atelier estiment que les idées des jeunes ne sont pas bien acceptées par les politiciens. « Parfois, il y a une hypocrisie exagérée de la part des intervenants politiques », a affirmé Vicky Violette, une Québécoise de 31 ans. À ses yeux, les gouvernements se disent ouverts aux suggestions des jeunes ; mais, dans les coulisses, ils adoptent d’autres priorités.
Le double discours des politiciens résultent en un manque de soutien envers l’UNESCO. « Le financement est un des points faibles de l’organisation », a souligné Elise Auvachez. Elle estime que, pour intégrer les jeunes à l’UNESCO, une collaboration efficace entre les gouvernements, les organismes et les individus est essentielle.